Surveillance et prévention de la BVD

20 avril 2020

Dans les exploitations laitières, la surveillance de la maladie a été améliorée et bien documentée. Cependant, suite à une nouvelle augmentation de cas de diarrhée virale bovine (BVD) dans certaines régions, il convient de rester vigilant. Dans les troupeaux allaitants, quelques spécificités sont à relever du point de vue du suivi de cette maladie.

La contamination par le contact avec d’autres animaux est plus risquée du fait que les animaux passent, en général, plus de temps au pâturage ou à l’alpage. La maladie peut aussi être introduite par l’achat de taureaux d’engraissement ou reproducteurs infectés. Ces derniers ont une fertilité inférieure. De plus, le risque de transmission du virus par la semence perdure même après l’apparition d’anticorps.

© Marco Massimo

Les mesures de prévention sont multiples : pose de doubles clôtures, séparation des lots au retour de l’alpage, testage des veaux chétifs et des taureaux achetés ou en location avant leur utilisation pour la saillie, isolement lors du vêlage des femelles achetées et contrôle des veaux à la naissance. En outre, pour les éleveurs pratiquant le vêlage saisonnier, une infection entre le 40ème et le 125ème jour de gestation de leurs vaches mères peut être catastrophique. Durant cette période, l’importation d’animaux devrait être évitée afin de réduire le risque d’avortement ou de de naissance de veaux IP.

Dans les exploitations non laitières, la surveillance s’effectue par des prises d’échantillons à l’abattoir. Ainsi, chaque année, une exploitation sur trois est soumise à un dépistage de la BVD. Les troupeaux dont le nombre de prélèvements à l’abattoir est insuffisant font l’objet de prélèvements sanguins sur place.

Plus d’informations, contactez-nous au 026 305 58 00.

François-Lionel Humbert