Tiques : comment nos bovins sont-ils touchés ?

Comme vous l’avez peut-être remarqué sur votre bétail, les tiques sont très présentes cette année. En premier lieu, on pense que les tiques sont surtout dangereuses pour les humains mais elles peuvent également être responsables de plusieurs maladies chez les bovins. Ces pathologies peuvent engendrer d’importantes répercussions économiques car elles peuvent provoquer une forte chute de la production particulièrement si l’ensemble du troupeau est touché.
Description

Il existe de nombreuses espèces de tiques dont la plus fréquemment rencontrée chez les ruminants est Ixodes ricinus. Cette dernière transmet les maladies présentées dans le tableau en page 7. Toutes les espèces de tiques passent par trois stades de développement ponctués par des repas de sang : larve, nymphe et adulte.

Les larves parasitent principalement les petits mammifères, les nymphes les animaux de taille moyenne comme les lièvres, écureuils ou renard. Les adultes parasitent les grands ruminants qu’ils soient sauvages (chevreuils) ou domestiques (bovins, ovins). L’homme est un hôte idéal à chaque stade de développement du fait de sa peau fine. A la fin de sa croissance, la tique monte sur un brin d’herbe et attend qu’un animal passe à proximité pour s’y déposer. Les tiques femelles fécondées pondent leurs œufs au sol une fois qu’elles sont rassasiées de sang, puis meurent.

© Ryan Song

Diagnostic

Pour identifier de manière fiable ces maladies, il est nécessaire d’effectuer une analyse de sang au microscope ou une PCR du sang en laboratoire. L’analyse peut être faite sur le sang, sur l’avorton ou par écouvillon endocervical sur la vache avortée (frottis des muqueuses de l’utérus).

Vacciner le bétail ?

Il existe un vaccin contre la babésiose mais il n’est pas enregistré en Suisse. De plus, il n’est pas recommandé car il y a de nombreux types de Babesia ce qui limite beaucoup son efficacité.

Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser., collaboratrice scientifique & Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser., assistante scientifique