Mise au pâturage – une contribution nouvelle de la Confédération

19 décembre 2022
Les contributions au bien-être des animaux de la Confédération subissent une modification dès 2023, avec l’arrivée de la mesure « mise au pâturage », intimement liée à la SRPA. Ne pas confondre avec la contribution de « mise à l’alpage ».

Son but est d’encourager la sortie en plein air des animaux et de soutenir une part élevée d’herbe pâturée dans la ration des bovins. À noter que cette mesure facultative est destinée uniquement aux bovins et buffles.

Les points-clé de la mesure, en assez bref :

  • minimum de 26 jours par mois de sorties au pâturage entre mai et octobre ; dérogations et exceptions possibles comme avec la SRPA, selon conditions trop humides ou spéciales au printemps, début de tarissement, etc. ;
  • minimum de 70 % de la ration en MS provenant du pâturage durant cette période ;
  • minimum de 22 jours par mois de sorties entre novembre et avril, contre 13 pour la SRPA ;
  • enregistrement des sorties dans un journal de pâture ;
  • primes SRPA et « mise au pâturage » non cumulables pour une même catégorie (Exemple : je veux toucher la prime pour la « Mise au pâturage » avec mes génisses de plus de 160 jours, conséquence je dois aussi faire la SRPA avec les vaches et les veaux. Je touche les primes spécifiques à la « mise au pâturage » pour les génisses, et celles de la SRPA pour les vaches et veaux.) ;
  • inscription lors du recensement d’automne, pour l’année suivante ;

© Grangeneuve

  • prime de 350 CHF/UGB pour les bovins de plus de 160 jours, et 530 CHF/UGB pour les autres bovins, non cumulable avec les contributions SRPA ;
  • SRPA nécessaire pour toutes les catégories bovines, y compris les veaux en-dessous de 4 mois.

Les 70 % de la ration estivale seront calculés sur la surface de pâturage accessible. Contrairement à la SRPA où la surface minimale de sortie est fixée à 4 ares/UGB, la surface minimale pour la « mise au pâturage » sera différente entre chaque exploitation ! Pour les organes de contrôle, ce sera la valeur indicative pour la mise en oeuvre. Cette surface est dépendante des facteurs suivants :

  • production laitière : comme elle est liée à l’ingestion, plus elle est élevée, plus il faut de surface ;
  • quantités de concentrés : pour une même production, plus il y a de concentrés, moins il faut de surface ;
  • rendement des pâturages intensifs du bilan de fumure : plus il est élevé, moins il faut de surface. Il joue un grand rôle (NB : il faut 25 % de surface en plus pour un pâturage intensif à 80 dt MS/ha par rapport à un autre à 100. Cette surface augmentera rapidement avec une part plus importante de pâturages mi-intensifs.);
  • nombre de jours de pâture : pour un rendement donné, plus le nombre de jours est bas, moins il faudra de surface.

Selon les informations de l’OFAG et à titre indicatif, il faudra assurer l’accès à près de 23 ares de pâturage pour une vache produisant 7’500 kg de lait avec 750 kg de concentrés sur des pâturages de plaine à 100 dt MS/ha. Il en faudra plus de 30 ares si les pâturages ne produisent que 75 dt MS/ha en plaine.

Il en faudra au moins 31 ares pour une vache à 9’000 kg de lait et 1’000 kg de concentrés sur des pâturages intensifs d’altitude à 80 dt MS/ha. Bref, les besoins en surface ne seront pas identiques partout, et même si le mode de calcul n’est pas encore définitif, les ordres de grandeur sont donnés.

Le graphique ci-dessous représente les surfaces minimales nécessaires en plaine pour des vaches laitières, selon la production de lait et les apports de concentrés.

© Grangeneuve

L’aspect financier de la démarche « mise au pâturage » est relativement important: à titre d’exemple, il y a une augmentation de plus de CHF 7’000 en jeu pour une exploitation qui faisait la SRPA et qui appliquerait la « mise au pâturage » à l’entier d’un troupeau de 35 vaches laitières avec la remonte. Il vaut la peine d’analyser la faisabilité.

Nous nous tenons à disposition si vous souhaitez des renseignements supplémentaires.

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